A la une·articles·cavalier·Les aventures de Kiki

J’ai testé : Un cours particulier avec un juge de dressage

Si tu suis nos aventures depuis un moment, tu sais que le dressage et nous comment dire… Ca fait 3 ou 4 (ici). Alors qu’est-ce-qui m’a pris me demanderas-tu ? Un élan de sadomasochisme ? 

Reprenons l’histoire depuis le début. Tout commence par l’organisation d’un concours de dressage au club. Cette fois-ci pas de faiblesse, avec Kiki nous ferons bloc : non on ne s’engagera pas sur ce terrain glissant (FFE SIF pour ne pas le citer) ! Après moulte discussions le lundi passe et le mardi salvateur arrive. Les engagements sont clos et pas de signe de nos noms dans les listings. Ouf, on est resté fort et on va pouvoir échapper à l’humiliation annuelle. Erreur, erreur ! C’était sans compter la fourberie de la team des croises papattes. Sans crier gare, au détour d’une conversation dans le club house la proposition est lancée : Tu voudrais prendre un cours particulier avec le juge après le concours ? 
Hum hum. Black a eu beau hurler et taper à la porte de son box c’était trop tard, l’idée germait dans ma tête et comme dans un mauvais rêve je m’entendais répondre par l’affirmative. Sans m’en rendre compte j’étais tombée dans la gueule du loup. 
Une semaine avant : 
Et bien rien du tout. On était déjà le mercredi et étant donné qu’il n’y avait aucun espoir que l’on fasse illusion, nous avons décidé d’un commun accord (oui j’échange beaucoup avec Kiki) de ne pas changer nos habitudes. Pire même, nous n’avons pas travaillé du tout et sommes partis trois fois en trotting histoire d’avoir l’endurance nécessaire pour survire à cette heure de torture.
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foutu pour foutu autant s’amuser ©cavalieredelouest
Le jour J : 
Ca y est,  le dernier jour du condamné (comment ça j’en fais trop ??) est arrivé. Le juge (appelons-le George) m’attend dans le manège pendant que je prépare Kiki. Un peu comme dans Jappeloup je rentre dans le manège, la porte (bon ok la chaine) se ferme et me voilà seule avec lui. Kikichou, fidèle à lui-même ronfle sur cet inconnu, on ne sait jamais il pourrait être dangereux.
Le cours commence avec quelques questions générales : quel âge il a, quel niveau, qu’est ce qu’on fait actuellement (« et bien.. Pas grand chose »), quels sont nos objectifs, quels problèmes on rencontre dans le travail (« par ordre alphabétique ou d’importance ? »).
Ceci étant posé, il m’envoie à la main où je trouve Black le plus à l’aise et les questions se poursuivent : pourquoi ce mors, pourquoi des éperons (direct j’ai pensé à la scène de danse avec lui) etc etc. George me prévient : il n’y a pas de questions pièges ou de mauvaises réponses, il veut simplement comprendre nos choix.
Les bases étant posées, les conseils fusent. Sous son oeil expert, aucun des nos mes défauts ne passent inaperçus et George n’en a que faire de mes « oui je fais ça parce qu’avant il… ». Il ne nous connait ni d’Eve ni d’Adam et ne se soucie pas de ce qu’il se passait avant. Au départ ça dérange mais au final c’est bénéfique : il n’a aucun apriori, ni sur moi et mes capacités de moineau, ni sur Kiki et son autisme.
Durant la séance nous ne feront que du pas et du trot, sur des cercles, des demi-cercles et des 8 de chiffre. Pourtant à la fin de la séance j’étais totalement morte et je n’ai jamais vu Kiki aussi épuisé. Marcher semblait devenir un effort suréquin (ça se dit surement).
J’ai aussi appris une chose : Black n’est plus ‘mieux à main droite qu’à main gauche’. Rappelez-vous, au début de la séance, George m’avait demandé de me mettre à la main où je le trouvais le plus à l’aise. Naturellement je suis partie à main droite. Quand j’ai eu Kiki (il y a 2 ans maintenant) il était très raide à main gauche, ‘refusant’ de s’incurver et d’engager le postérieur à main gauche. Mais aujourd’hui, au pas, il est plus à l’aise à main gauche (ce n’est pas flagrant au trot et incorrect au galop). Cette mini révélation m’a remis en mémoire une chose essentielle : en équitation les choses ne sont pas figées, il n’y a aucune certitude et une observation attentive est essentielle.

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Ce que j’en retire 
Que du bénéfique !
  • Un jugement intéressant car sans aucun apriori 
  • Des pistes de travail qui aident à se remotiver
  • Une autre vision de l’équitation
  • le moyen d’apprendre à connaitre davantage son cheval
Bref, c’est sûr que je retentrais l’expérience ! 
Pour l’anecdote : Je termine le cours, crevée mais heureuse d’avoir survécue et prête à raconter à qui veut l’entendre les moindres détails du cours. George me conseille de faire un petit tour dehors au pas avant de le rentrer pour le faire souffler. Je sors donc à cheval du manège, toute guillerette et souris d’un air rassurant aux personnes venus s’enquérir de ma santé. Mais c’était sans compter George qui depuis la porte du manège m’a crié « Mais qu’est ce que je t’ai répété pendant toute l’heure, redresses-toi ! Faire une balade ça ne veut pas dire s’avachir dans son fauteuil. » Oups. Il aurait ajouté ‘on n’est pas chez mémé’ je n’aurais même pas été étonné.
Capture d’écran 2017-02-13 à 17.39.28.png
Franchement George t’abuses, je me trouve redressé moi ! (non)
J’espère que cet article t’as plu et à bientôt !
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