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#1 BOLIVIA – Les deux premiers cours de poney

Je suis actuellement en vacances pour 15 jours en Bolivie, à La Paz plus précisément, aka la capitale la plus haute du monde (3 600m) – vous verrez ça a son importance -. J’ai envie de vous raconter dans cette mini série d’articles mon périple, et notamment mon expérience équestre ! Allez, c’est parti ! 
Je suis donc arrivé mardi à La Paz après 22h de vol. En plus du décalage horaire (qui personnellement ne me pose jamais problème), le fait d’arriver directement à 3500 m d’altitude bouleverse un peu notre horloge interne. Au programme, mal de tête, maux de ventre et essoufflement au bout de 4 marches. Le meilleur remède ? La dose de thé au coca et des poneys forcément !  Je m’inscris donc le jeudi au Club Hippico de La Paz qui n’est pas un simple centre équestre : c’est un énorme complexe, construit dans la montagne qui regroupe divers terrains de tennis, piscine, salle de sport, de box, de tirs, etc… Et un énorme centre équestre ! 

Cours #1 – Vendredi après midi 
L’accueil se situant en bas du complexe, je me fais déposer à l’entrée et je dois donc monter la montagne pour arriver jusqu’au club. Et avec l’altitude, j’avais la désagréable impression d’être totalement asthmatique et j’ai dû m’arrêter tous les 10 mètres pour reprendre ma respiration. Mais j’ai du coup pu profiter de la magnifique vu que le complexe a sur la ville. J’ai aussi pu voir leur énorme camion et les nombreux blocs de box qu’ils ont. Au total, 70 chevaux séjournent dans les écuries. Ils possèdent également quelques petits paddocks qui semblent bien secs par rapport à ma Normandie natale !
Après ce périple qui me semble interminable me voilà arrivé en haut. Je découvre alors l’accueil et le « petit manège » (qui est bien plus grand que les manèges dont j’ai l’habitude). On me donne alors un petit poney bai avec une grande liste, nommé Titan. Je suis alors surprise de voir qu’ici, on ne brosse ni selle son cheval. En effet, chaque cheval possède son groom, et c’est lui qui s’occupe du cheval avant et après la séance. Je dois être tellement surprise que la monitrice a pitié de moi et me laisse l’aider à seller. Mon groom m’amène ensuite mon cheval dans le manège, je me met à cheval et le cours peut commencer. Nous sommes quatre dans le cours, et la séance se fait en reprise. Nous n’effectuons rien de compliqués durant cette séance (du pas, du trot, du galop, quelques figures comme des cercles, huit de chiffre, serpentine, diagonale, etc. et quelques barres au sol) mais c’était déjà bien assez ! Un tour de galop, et j’étais essoufflée comme après un tour de CSO ! L’altitude me rattrape et ne se laisse pas oublier ! Je suis donc bien contente que le cours se passe assez tranquillement. Au bout de 45 minutes (ici les cours ne durent pas une heure), la séance est finie, on descend et on sort du manège. A peine sortie, le groom de Titan arrive et j’assiste donc, en spectatrice à son dessalage/panssage.
En redescendant, je découvre une carrière (immense), et un terrain en herbe (immense également), qui sert de lors des compétitions, régulièrement organisées au club. 

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Cours #2 – Mardi après midi 
Cette fois-ci, je me fais déposer en haut, au niveau du club house. J’arrive donc fraiche et pimpante au club. Ma monture du jour est Flash, un hongre bai typé espagnol. Il est déjà sellé, j’attend donc le cours en regardant les leçons précédentes. C’est un débutant qui prend un cours et ici, les premiers cours se passent individuellement, le moniteur tenant en longe l’élève. Je suis ravie de découvrir un peu plus leur fonctionnement, car c’est le but premier de ma venue ici. 
Le groom de Flash m’annonce alors que l’on va monter dans la « major arena ». Je m’attend donc à aller dans la carrière que j’avais repéré Vendredi. Que nini, le voici qui nous dirige vers une autre carrière, que je n’avais pas remarqué. Et quelle carrière ! Je n’en avais jamais vu une aussi grande dans un club, on ne voit même pas le fond. Je me met à cheval et je régle mes étriers sous son oeil ebahi. Et oui, ici, c’est le groom qui régle les étriers mais, lorsque l’on n’a pas l’habitude, il est assez désagréable de se sentir assistée. Contrairement à vendredi, il ne semble pas de vexer de mes manières, j’en profite donc. On détend alors librement dans la carrière. Ma monitrice me dit de me méfier de Flash qui peut parfois se montrer facétieux. J’ai en effet eu le droit à quelques demi tour et coup de dos lors des départs au galop mais rien de bien méchant. Il est très agréable à monter et comme beaucoup de chevaux espagnols, il est très confortable. Une fois la détente terminée, je profite d’avoir un peu de temps en autonomie pour tenter quelques épaules en dedans, hanches en dedans, etc. pour améliorer notre connexion. On passe ensuite au saut. Flash a de petites foulées et retape beaucoup. Tant mieux, c’est sur quoi je dois travailler ! A part deux incompréhensions  (Je demande la longue et il retape) la séance se passe bien, la monitrice est satisfaite et de mon côté je me trouve plus redressée et plus assise. En revanche, j’ai une main assez dure qui n’avance pas assez durant le saut, il reste beaucoup de travail ! La séance finie, on marche les chevaux et on les rentre. Et cette fois, à mon étonnement, on me laisse desseler mon cheval et le brosser. Son groom semble même content que je m’y intéresse. Il me montre la sellerie et m’apporte la couverture de Flash. Et oui ici il fait très froid la nuit !
Et en redescendant je découvre le grand manège. Alors oui, effectivement ça c’est un grand manège.
J’ai hâte d’y retourner, ces séances sont très enrichissantes ! 

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J’espère que cet article t’as plu et à bientôt !
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Une réflexion au sujet de « #1 BOLIVIA – Les deux premiers cours de poney »

  1. Oh la la. C’est vrai que je ne suis plus trop les blogs ces temps-ci (le temps me bouffe !), mais quand j’ai vu cet article, je n’ai pas pu m’empêcher de me poser quelques minutes pour le lire… et pour le commenter, à présent.
    Cela me rappelle des tas de souvenirs lorsque je suis moi-même partie non pas en Bolivie, mais en Espagne ; il y avait tellement de choses à découvrir, de façon différente de monter, c’était assez dingue et, à vrai dire, ça m’avait fait un bien fou. (C’était pas une époque où j’étais particulièrement heureuse de monter en France, donc j’étais vraiment ravie de ce changement)
    Bref, cet article a fait remonter pas mal de souvenirs, et j’espère voir la suite sous peu, ce sera un vrai plaisir pour moi en tout cas de le lire 🙂

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