A la une·articles·Les aventures de Kiki

On change d’écurie ?

Ce n’est jamais évident de prendre la décision de partir de quelque part. Comme le dit si bien l’adage, on sait ce que l’on quitte mais on ne sait pas ce que l’on gagne. C’est sur cette réflexion que j’ai pris la décision (encore une fois) de changer Black Geyver de structure. – Let me explain myself (parce que promis, c’est réfléchi comme décision) – .


Pour bien comprendre, revenons quelques années en arrière. A l’âge de 17 ans, j’ai pris la décision de quitter le club de mon enfance, pour progresser et aller dans un structure plus axée compétition. J’y ai rencontré des personnes extraordinaires, et ai beaucoup appris. C’est dans cette écurie que j’ai emmené Black Geyver après achat. Et comme je le raconte souvent, les débuts ont été très compliqués, pour ne pas dire catastrophiques. Avec le temps et le travail, les choses ont commencé à s’améliorer, mais il était trop tard, ma confiance était au 36ème sous sol et après tergiversions j’ai finis par me rendre à l’évidence : il était impossible de construire quelque chose de serein si je ne passais pas définitivement à autre chose. Et je pense que personne n’arrivait à voir que Kiki essayait de changer, moi la première. Nous étions tous hantés par nos souvenirs. Qui pourrait nous blâmer ?
J’ai alors pris la décision de retourner dans mon ancien club, pour y retrouver mes amis d’enfance, et une ambiance « loisir », où la priorité n’est pas de progresser mais de s’amuser. Kiki a pu s’y épanouir, car je ne me mettais plus la pression et me suis mise dans une bulle de confort. On a fait des grandes balades entres amis, on s’est mis au travail à pieds, au cross, etc. Au bout de quelques mois, alors même que notre confiance mutuelle grandissait et que je m’amusais enfin avec lui, nous avons commencé à récolter les fruits de ces années de travail. Mes envies de progresser, de partir en concours et de sortir de cette même zone de confort (dans laquelle je m’étais mise volontairement) sont naturellement revenus. Mais ce n’est pas dans cette structure que je pourrais le faire. Je savais depuis le début, que ce retour dans mon club natal ne serait que provisoire. Je n’y ai pas de coach, monte seule sans possibilité de prendre des cours au sein de la structure, et les installations ne correspondent pas forcément à ce que j’attends d’une écurie pour mon cheval. Mais la décision de quitter un endroit que l’on connait par cœur et où l’on se sent relativement ‘à l’aise’ (pour ne pas dire champion du monde -éhé-) n’est jamais facile. Alors j’ai repoussé cette date, en me mettant des œillères et en me répétant que tout allait finir par s’arranger tout seul.
Et devine quoi ? Et bien rien ne s’arrange quand on met un mouchoir dessus, au contraire. Mon envie de progresser et mon goût de l’effort et du travail acharné n’ont pas trouvé leurs places et n’étaient en rien compatibles avec l’esprit existant ce qui n’a pas manqué de créer certaines tensions. Et comme un miroir, mon cheval s’est également senti moins bien qu’au début là-bas, alors j’ai cherché un endroit où l’herbe serait plus verte.

Dois-je me sentir gêné de changer une nouvelle fois de structure ? Non. Et dois-je regretter mon choix de retourner dans ce club alors même que je savais que ce passage ne serait pas une maison pour nous ? Non plus. Je reste persuadée que c’était le meilleur choix à faire à l’époque. Simplement les choses évoluent, les gens et les mentalités changent. L’erreur serait de fermer les yeux et de persister dans une situation que ne convient à personne.

La morale de cette petite histoire est qu’il faut oser. Oser s’écouter, écouter ses envies et ce que l’on ressent au plus profond de nous. Et aussi, oser parler et échanger sur ce qui nous pèse, parce que la solution peut être juste nos yeux. Je sais ce que c’est parce que moi j’ai peur. J’ai toujours eu peur. Peur de faire mal, peur de mal faire, peur de moi, de ce que je ressent, peur d’avoir tord, peur de faire du tord et peur des autres. Et devine quoi ? Et bien rien ne s’arrange quand on met un mouchoir dessus.
Et si tu n’arrives pas à savoir ce que tu veux pour ton cheval, tu n’as qu’à lui demander, parce que lui, il sait.
J’espère que cet article t’a plu et à bientôt 
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